Il est environ neuf heures ce mercredi, 10 décembre, lorsqu’un commando s’introduit dans l’enceinte de l’aéroport de Garoua. Très bien informé du fonctionnement de cette plateforme, ledit commando réussit à arriver jusqu’au comptoir d’enregistrement, sans maîtrise, puis y projette d’un explosif.
Au sein de la plateforme aéroportuaire, la panique s’installe. Malgré les cris des passagers visiblement apeurés, les différentes administrations mettent leur plan de riposte en place. Si la mise hors d’état de nuire des membres du commando est la priorité absolue, il faut aussi sécuriser l’infrastructure. Sapeurs-pompiers, police, gendarmerie, ASECNA, communication, se mobilisent.
Alertée, une équipe de démineurs investit promptement le terrain et parvient à sécuriser la zone sinistrée. De son côté, les services de santé s’affairent à la prise en charge des blessés. Le déploiement des uns et des autres, l’engouement et la dynamique des services durant les interventions conduisent à un dénouement heureux. Vers 12 heures, soit trois heures plus tard, le commando est neutralisé, et l’aéroport international de Garoua, sécurisé.
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Selon l’Autorité aéronautique (CCAA), ce qui s’apparentait déjà à un mercredi noir à Garoua n’est rien d’autre qu’un test de simulation. Baptisé « Bénoué 2 », l’opération deux autres tests se sont déroulés en amont), visait à évaluer le plan de gestion de crise de l’aéroport, son dispositif de riposte aux actes d’interventions illicite mis en place sur ce site tant au niveau des infrastructures, que des procédures et des moyens des différents services, administrations et partenaires aéronautiques.
Dirigée par Jean ABATTE EDI’I, gouverneur de la région du Nord, l’opération s’est déroulée en présence d’autres observateurs, dont celui de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI).
Exigence sécuritaire
« En effet, la norme 5.1.4 de l’annexe 17 de l’OACI exige que des moyens soient disponibles pour protéger l’aviation civile contre les actes d’intervention illicite, et que les plans d’urgence soient régulièrement testés sur une base régulière. Et la norme 9.1.13 de l’annexe 14 de l’OACI exige aussi que les plans d’urgence des aéroports soient mis à l’épreuve tous les deux ans », souligne l’organisme qui assure la régulation du transport aérien au Cameroun.
Après « Bénoué 1 » organisé début décembre 2018, l’aéroport international de Garoua subit ainsi son deuxième test de simulation en six ans. Le succès de cette opération, au-delà de la mise en conformité aux normes de l’OACI, montre la capacité de tous les services aéroportuaires de Garoua, à riposter efficacement en cas d’acte d’intervention illicite.
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« Lors du débriefing les points positifs et ceux à parfaire ont été notés par les acteurs et les observateurs, dont celui de l’OACI. Le Gouverneur du Nord, Directeur de l’exercice a salué la synergie qui a existée entre les différents services aéroportuaires, puis il a saisi cet instant pour inviter, les ADC à doter cet aéroport d’équipements davantage modernes afin qu’il joue pleinement son rôle d’aéroport international », a indiqué la CCAA.
Exercices de sécurité
Par ailleurs, tout en encourageant la CCAA dans le maintien de la sûreté sur ce site, monsieur le gouverneur a déclaré que le processus de sécurisation du domaine aéroportuaire de Garoua va s’intensifier en 2026.
Après l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen il y a quelques jours (le 02 décembre dernier), la CCAA confirme son engagement à maintenir les plateformes aéroportuaires du Cameroun en conformité avec les normes de l’OACI. En six ans, plus d’une demi-dizaine d’exercices de sécurité de l’aviation civile ont été organisés dans les aéroports internationaux de Nsimalen, Douala et Garoua.





































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