Les choses se précisent sur le projet de réhabilitation de la route Yaoundé-Douala (sur la Nationale N°3). Grâce au financement partiel de 150 millions d’euros (un peu plus de 98,393 milliards de FCFA) apporté par l’Agence Française de Développement (AFD), le Cameroun prévoit d’inscrire les travaux de réhabilitation dans le budget du Cameroun pour l’exercice 2026.
Selon nos informations, l’Agence française de Développement a d’ores et déjà pris des mesures pour anticiper sur le démarrage du processus de contractualisation des entreprises. Au cours d’une séance de travail tenue ce 11 décembre avec le Ministre des Travaux Publics (MINTP), les émissaires de l’AFD ont indiqué que « les Dossiers d’Appel d’Offres seront prêts d’ici la fin du premier semestre 2026 », a indiqué le MINTP dans une note parvenue à notre rédaction.
Mais ce processus de mise en oeuvre concrète du projet reste conditionné par trois étapes préalables. La première porte sur l’actualisation des études de faisabilité. Réalisées il y a huit ans (en 2017), elles nécessitent une révision pour coller au contexte actuel. Contexte marqué par l’augmentation du trafic, notamment celui généré par le port de Kribi, et de la dégradation avancée de cet itinéraire long de 240 km.
La deuxième étape préalable est lié aux aménagements nécessaires à la mise en oeuvre du projet. Par exemple, le MINTP prévoit le déplacement très problématique poste de pesage d’Edéa, à environ 6 km de son emplacement actuel. Le nouvel espace sera propice à la digitalisation dudit poste de pesage, à l’aménagement des aires de délestage et des ouvrages socio-économiques au profit des populations, conformément au Plan de Gestion Environnementale et Sociale.
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La dernière étape préalable est liée au tracé de la nouvelle route Yaoundé-Douala. Si l’Ingénieur de l’Etat insiste sur le maintien du tracé actuel, des dédoublements sont envisagés entre Édéa et Douala, ainsi que la construction d’un second pont sur la Dibamba pour accompagner le développement de la zone. Pour mémoire, le Port Autonome de Douala (PAD) y a lancé, cette année 2025, un projet d’aménagement d’une Zone d’Activités industrialo-portuaires.
Dibamba
Étalée sur une surface de 500 ha (dont 120 ha pour la zone logistique multimodale et 350 ha pour la plateforme industrielle intégrée), la zone d’activités industrialo-portuaires de la Dibamba favorisera l’implémentation d’un écosystème industriel et d’un hub logistique multimodal intégré, interconnectés au Port de Douala-Bonabéri et à l’hinterland.
Au total, environ 230 milliards de FCFA HT seront nécessaires pour la première phase de réalisation des deux composantes du projet. Soit 160 milliards de FCFA pour la zone logistique multimodale et 70 milliards de FCFA pour la plateforme industrielle intégrée.




































