Après le Port de Douala et les corridors Douala-Ndjaména et Douala-Bangui, l’Observatoire des Pratiques Anormales (OPA) jette l’ancre au Port de Kribi. Ici, l’organisme porté par l’Institut Sous-régional de Statistique et d’Economie appliquée (ISSEA), et financé par l’Union européenne, a mené une enquête sur le fonctionnement de la plateforme portuaire. Notamment en matière de transit de cargaison.
Présenté en décembre dernier, l’enquête n’a pas pour but de mettre à nu les pratiques anormales dans l’enceinte du Port de Kribi, mais d’améliorer la compétitivité de cette jeune plateforme portuaire, mise en service il y a seulement neuf ans.
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C’est ce qu’explique le professeur NGONTHE, Chef de projet adjoint de l’Observatoire des Pratiques anormales. « En améliorant, en réduisant le temps mis pour une cargaison en transit, en réduisant les coûts, en facilitant toutes les procédures pour que le délai des coûts soit réduit, le port devient compétitif et les pays comme le Tchad et la RCA ne vont plus rechercher à aller ailleurs pour importer leurs marchandises. Et ça permet, même au Cameroun, d’assurer sa compétitivité, d’améliorer celle de l’économie d’une manière générale et de réduire le coût de certaines productions ».
Pendant trois semaines (plus d’un mois et demi en comptant le temps de préparation de l’enquête), les émissaires de l’OPA ont parcouru toutes les étapes du circuit de la cargaison au Port de Kribi.
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Mais la publication des résultats se fera probablement au cours de ce mois de janvier 2026. « Non sommes dans le processus d’analyse des résultats. Il se devait de changer les premiers résultats avec les responsables du port autonome de Kribi pour partager ou se poser certains problèmes qui ont été soulevés », explique le Pr NGONTHE.« Nous préparons un atelier auquel prendront part les responsables ainsi que les commissionnaires agréés en douane, les transporteurs etc., pour partager lesdits résultats et formuler des recommandations pertinentes à l’attention des décideurs, des partenaires de la CEMAC qui doit assurer cette compétitivité de notre sous-région », a-t-il conclu.




































