L’Alliance des Syndicats pour le Développement du Transport Routier (ASDETRO) hausse le ton. Dans un communiqué diffusé auprès des transporteurs et chauffeurs, la plateforme syndicale conduite notamment par le Groupement des Transporteurs Terrestres du Cameroun (GTTC), annonce une grève générale prévue pour le 29 mars 2026.
Motif : une série de revendications restées sans réponse et un climat jugé intenable pour les acteurs du secteur. L’ASDETRO cite huit griefs susceptibles de mettre en déroute le secteur du transport routier entier.
La concurrence jugée déloyale du transport pour compte propre, qui « étouffe et détruit les transporteurs professionnels » ; les tarifs de fret « dérisoires » imposés par certains chargeurs et bailleurs ; les enlèvements de chauffeurs et demandes de rançon, qui mettent en péril la sécurité des travailleurs ; les tracasseries administratives liées à la délivrance de la LVI (Licence de Véhicule Importé) et la gestion de la LVO (Licence de Véhicule de l’Organisation) ; l’incarcération jugée injuste d’un chauffeur camerounais au Tchad, accusé de transporter des stupéfiants dans un conteneur scellé ; et la rupture du dialogue avec la Direction Générale des Douanes et le « silence du gouvernement » face aux doléances.
Trop c’est trop !
Sous le slogan « Trop, c’est trop ! », ASDETRO invite les transporteurs à garer leurs camions « en toute sécurité dans les parcs et parkings » le jour de la grève. L’objectif affiché : défendre le métier, protéger les chauffeurs et sauver un secteur vital pour l’économie nationale.
Cette action pourrait paralyser une partie du réseau routier national, essentiel pour l’acheminement des marchandises. Reste à savoir si le gouvernement ouvrira le dialogue avant le 29 mars, ou si le bras de fer annoncé se traduira par une paralysie effective du transport routier.








































