Le Port Autonome de Kribi (PAK) a annoncé son intégration dans le réseau SCOPE Africa. Encore appelé Securing Corridors, Ports and Echanges in Western and Central Africa, SCOPE Africa un projet qui vise à renforcer la sécurité et la performance des infrastructures portuaires en Afrique de l’Ouest et du Centre.
Cette intégration, tenue lors des travaux du tout premier Comité de Pilotage portuaire du projet SCOPE Africa (il a eu lieu le 27 mars dernier), a également été marquée par la signature d’un Protocole d’Accord (MoU) entre le Directeur Général du PAK, Patrice Melom, et le Coordonnateur régional, Cyriaque Akouedegnon.
« L’accord signé revêt une portée certaine eu égard aux enjeux de sécurité et de sûreté. En rejoignant ce réseau qui regroupe dix ports de la façade atlantique, le Port de Kribi ne se contente pas de manutentionner des volumes. Il s’engage dans une démarche de « maritimisation » sécurisée de notre économie », a expliqué le Port Autonome de Kribi.
7,87 milliards pour sécuriser les ports
L’accord signé revêt une portée certaine eu égard aux enjeux de sécurité et de sûreté. Un port moderne ne se mesure plus seulement au linéaire de ses quais ou à la profondeur de son tirant d’eau, mais à sa capacité à sécuriser les flux immatériels et environnementaux.
Comme l’a souligné Yann Alix, le port est une « interface de vulnérabilités » qu’il faut transformer en « forteresse de résilience ». En rejoignant SCOPE Africa, Kribi ne cherche pas seulement à manutentionner des conteneurs, mais à intégrer un écosystème où la data, la sûreté et la protection de l’environnement deviennent des actifs compétitifs.
Officiellement lancé par l’Union européenne en décembre 2025, le projet a bénéficié d’un financement d’environ 7,87 milliards de FCFA, du même organisme. Bénéficiant de la mise en œuvre par Expertise France et Enabel, cette initiative s’inscrit dans la stratégie Global Gateway, qui s’attaque à un enjeu crucial : accompagner la montée en puissance d’infrastructures portuaires africaines à la fois sûres et résilientes.
L’Afrique est plus que jamais une puissance maritime en devenir. Avec une croissance annuelle du commerce maritime estimée à 7 % et le fait que près de 90 % du commerce du continent transite par ses eaux et ses ports, la performance de ces plateformes est vitale pour le développement économique régional.
À terme, SCOPE Africa devrait contribuer à une intégration logistique intra-africaine plus fluide, sécurisée et compétitive. C’est un prérequis essentiel pour l’émergence de la Zone de Libre-Échange Continentale Africaine (ZLECAf) et pour le renforcement de la souveraineté du continent.






































