Les dépenses en transport représentent la troisième poche de dépense des ménages, renseigne la Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) dans le quatrième numéro de sa « Lettre de la Recherche ». Un semestriel produit par la Direction des Etudes, de la Recherche et des Statistiques de l’institution financière.
Selon cette étude, 9,7% du budget des ménages est dépensé pour le transport. Derrière les produits alimentaires (38,1%), et le logement (gaz, eau, électricité compris) qui représente 14,7% des dépenses. Les autres produits manufacturés (articles d’habillement, meubles et autres articles d’usage courant) 13,1% ; les services de santé, communication, restauration et d’hôtellerie 12,8%, et les autres biens et services environ 9,2%.
D’après Léo-Spencer KEUNGNE KOUOTANG, Chef de Service Balance des Paiements à la Direction des Etudes, de la Recherche et des Statistiques de la BEAC, cette situation est due à la flambe des prix des biens et services destinés à la consommation observée depuis 2022. « Avec des amplitudes variables, est enregistrée dans tous les pays de la CEMAC ».
« Selon les estimations de la BEAC, le taux de croissance de l’indice des prix à la consommation en moyenne annuelle devrait se situer au-dessus de 3,0%1 en 2022 dans tous les Etats de la communauté et cette situation devrait perdurer au moins jusqu’en 2023 », rappelle-t-il.
Avant d’ajouter que « Sans mesure compensatoire des pouvoirs publics, la hausse du coût de la vie qui en découle devrait impacter négativement le bien-être des populations, notamment ceux ayant les revenus les plus faibles, dégrader la rentabilité des entreprises et favoriser le creusement des déficits budgétaires ».