La Banque des Etats de l’Afrique Centrale (BEAC) a présenté la nouvelle gamme des pièces de monnaie. Avec une grande innovation, l’entrée en gamme d’une nouvelle dénomination de 200 FCFA, qui, selon la BEAC, « prend en compte les besoins évolutifs des consommateurs en offrant une plus grande flexibilité des transactions en espèce ».
Pour les transporteurs par taxis, cette nouvelle dénomiation de 200 FCFA sera déterminante pour leur activité professionnelle. Joint par BOUGNA, Jean Vidal NJI, président du Syndicat National des Conducteurs Professionnels du Cameroun conducteurs des motos, tricycles et assimilés, se réjouit de cette nouvelle.
« Le SYNACOPCAM accueille favorablement l’arrivée des nouvelles pièces de monnaie. Nous souhaitons surtout que sa disponibilité en temps réel ne doit pas l’objet de vente par des hommes véreux, au point de convertir, comme on l’a souvent vu, la pièce de monnaie à un type d’activité précis », a-t-il déclaré
Mais, ajoute le syndicaliste, battre de nouvelles pièces de monnaie ne suffira pas. « Il y a lieu de croire que la pièce de monnaie devient de plus en plus un élément de tromperie dans la transaction commerciale. Il y a lieu de mettre sur pied un système de suivi dans la transaction financière, veiller à réduire la spéculation et à mettre fin au stockage pour créer la rareté sur le marché », propose-t-il.
Généralement éloignés de l’actualité de cette institution qu’ils regardent d’en bas, les conducteurs de motos, gros consommateurs de pièces de monnaie, y voient leur bout du tunnel. « On a souvent des problèmes avec les clients qui proposent 100 dans 500 ou 200 dans 500. Nous sommes souvent contraints de refuser leur proposition, de peur de rembourser tout notre stock de pièces. Avec l’arrivée des pièces de 200, c’est sûr que les recettes vont augmenter », jubile Salif.