Depuis ce 13 janvier, la région de l’Adamaoua est le cœur de l’économie nationale. Ici, se déroulent les activités marquant le lancement du budget de l’Etat du Cameroun pour le compte de l’exercice 2026. Un budget arrêté à 8 816,4 milliards de FCFA, contre 7 735,9 milliards de FCFA. Soit une augmentation de 1 080,5 milliards de FCFA, correspondant à une progression de 14%.
En séjour dans la région pour présider lesdites activités, Louis Paul MOTAZE, ministre des Finances (Minfi), n’a pas manqué de relever la place centrale accordée par le gouvernement à la région château d’eau. Notamment pour ce qui est des infrastructures routières et la libre-circulation des personnes et des biens.
Pour la région de l’Adamaoua, le budget alloué s’élève à 41,2 milliards de FCFA, comprenant des dotations à gestion centrale, déconcentrée et décentralisée. « Cette enveloppe offre des marges de manœuvre pour améliorer le désenclavement des bassins de production agro-pastorale, renforcer les infrastructures de marchés à bétail, améliorer l’accès à l’eau et à l’électricité en milieu rural, ainsi que soutenir les initiatives locales de transformation », a-t-il déclaré.
Des travaux qui viendraient confirmer les efforts déjà consentis par l’Etat du Cameroun pour améliorer la qualité des infrastructures routières dans la région. En effet, entre 2021 et 2024, la densité du réseau routier bitumé de la région de l’Adamaoua a progressé de 11,24%. Permettant à cette région d’obtenir la troisième plus grande progression, derrière les régions de l’Est (16,65%) et du Sud (13,81%).
Projet routier
S’agissant particulièrement des infrastructures routières, le Ministre a relevé que la dotation budgétaire « permettra notamment la réalisation des projets importants. Parmi lesquels le bitumage de la Route Nationale N°6, tronçon Banyo-Mayo-Darlé-Bankim ; le bitumage de la route Ngatt-Likok et les aménagements connexes ».
Soulignant la part belle accordée aux infrastructures routières, le ministre des Finances a ajouté, dans la liste des projets à construire, « le bitumage de la route Ngaoundéré-Paro ; et le désenclavement des zones de production, plus particulièrement les routes Blinjiba, Kaladji, Malingara et Bekasiki, vers la zone forestière ».
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Pour la bonne exécution de tous ces projets, le membre du gouvernement a annoncé la signature d’une circulaire spécifique à l’exécution des budgets des Collectivités Territoriales Décentralisées, et d’un manuel de procédures. Ces documents « constituent un outil pédagogique essentiel mis à la disposition de tous les acteurs », a-t-il conclu.
Exécution du BIP
Revenant particulièrement sur l’exécution de la dépense publique dans cette région, le ministre a salué les performances enregistrées ces dernières années en matière de réalisation des projets d’investissement public.
Ici, a-t-il relevé, « les taux de réalisation physique ont atteint des niveaux fort appréciables, atteignant parfois les 97%, comme ce fut le cas en 2023, ou 93% en 2024. Pour l’exercice 2025, les évaluations indiquent au 30 novembre, un taux de 87%, ce qui augure pour l’évaluation finale, de scores semblables à ceux des années antérieures », a-t-il anticipé.
Ce tableau reste cependant entaché d’insuffisances. Notamment au niveau de l’appropriation des procédures de contractualisation, que le Minfi juge « insuffisantes ». S’ajoutent à cette insuffisance, l’appropriation des procédures d’annulation des autorisations de dépenses relavant des ressources transférées ; le recours persistant à la pratique de sauvegarde des crédits ; le démarrage tardif de l’exécution des projets dont les contrats sont déjà notifiés ; et l’abandon de plusieurs projets dans certains départements par les cocontractants.





































De quelles améliorations il parle dès lors que dand son département ministériel ses personnels ont mis sur pied un système bien huilé de détournement des deniers publics? A travers les avances de salaires, ils paient à de vrais fonctionnaires et agents de l’État des années de frais. Ainsi ils prélèvent leurs lourdes commissions et plus tard lorsque le système détecte ces trafics, c’est le malheureux agent qui en paie le prix fort. C’est cruel, tout le monde le sait et cette arnaque porte même un nom local.