Fermeture des frontières aériennes, infection de certains personnels en service dans les plateformes aéroportuaires, réduction du trafic aéroportuaire…l’impact de la COVID-19 sur les pays africains a été particulièrement difficile entre 2020 et 2022. Au-delà du manque de formation des personnels affectés dans les plateformes aéroportuaires africaines, l’impact de la crise a été exacerbé par l’insuffisance des infrastructures d’accueil dans cette période de crise épidémiologique.
Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, malgré une baisse de la prévalence de la COVID-19, la situation épidémiologique du continent reste préoccupante. Ebola en République démocratique du Congo (souche Bundibugyo), déclarée depuis le 17 mai 2026 par l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) comme une Urgence de Santé Publique de Portée Internationale ; choléra dans l’État du Borno au Nigéria, Mpox dans plusieurs pays, continuent à fragiliser la vie des populations, et mettent le secteur de l’aviation sous tension.
Pour rendre les aéroports africains plus aptes à faire face aux crises sanitaires, des experts venus du continent ont fait le déplacement à Yaoundé. Ils sont venus prendre part à la 12ème Réunion Régionale Afrique du Programme CAPSCA (Collaborative Arrangement for the Prevention and Management of Public Health Events in Civil Aviation), combinée à l’Atelier sur la préparation aux urgences de santé publique dans le secteur de l’aviation.
Pour ASSOUMOU Paule épouse KOKI, Directrice Générale de l’Autorité aéronautique (CCAA), ces travaux qui se tiennent à l’Ecole de formation de la CCAA (EFO-CCAA) revêtent une importance particulière, notamment dans ce contexte marqué par la recrudescence des crises sanitaires en Afrique.
« L’aviation civile est confrontée à plusieurs défis en matière de santé, qui peuvent avoir un impact sur la sécurité des passagers, le bien-être des équipages et l’efficacité opérationnelle globale. En effet, nos réseaux de transport aérien sont extrêmement vulnérables face à la rapidité avec laquelle les risques épidémiques s’y propagent », a-t-elle réagi.
« Face à ces multiples défis, il est plus que nécessaire de fournir des efforts coordonnés entre les gouvernements et les organismes de santé et de sécurité, et ainsi garantir un environnement sécurisé et sûr aux voyageurs. Question de garantir un équilibre permanent entre la préservation de la santé publique et le maintien de la fluidité et de la résilience du transport aérien », a-t-elle ajouté.
Le Cameroun
En marquant son accord pour l’accueil des travaux de la CAPSCA, le Cameroun confirme sa détermination à contribuer à cette préservation de la santé publique et au maintien de la fluidité du transport aérien. D’ailleurs, à ce sujet, dans le cadre du programme CAPSCA le pays a déjà mené des actions significatives.
On peut citer la mise en place d’un cadre permanent de concertation, coordination, collaboration et communication entre les secteurs de l’aviation civile et de la santé publique, dans l’optique de préparer de façon coordonnée la réponse aux urgences de santé publique dans le secteur de l’aviation.
Mais aussi la mise en place d’un cadre juridique et réglementaire renforcé, illustré par l’Arrêté du Premier Ministre du 19 août 2020 portant approbation du plan national de gestion des urgences de santé publique dans l’aviation civile.
D’autres mesures prises portent sur la clarification des responsabilités entre les départements ministériels en charge des Transports et de la Santé Publique par l’Arrêté conjoint du 28 septembre 2020 ; la rédaction des projets de plans d’urgence de santé publique des aéroports internationaux de Douala et Yaoundé Nsimalen, en coordination avec toutes administrations concernées ; l’organisation conjointe d’exercices de gestion de crise de santé publique dans l’environnement aéroportuaire ; et la réalisation d’audits de supervision sanitaire sur nos plateformes aéroportuaires, ainsi que la capitalisation des retours d’expérience.






































