Les pertes annuelles liées aux accidents de la circulation au Cameroun représentent l’équivalent de 10 000 salles de classe

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Chaque jour, 16 personnes perdent la vie dans des accidents de la circulation sur les routes camerounaises, a révélé Jean Todt au cours de sa visite au Cameroun il y a une semaine. L’audit sur la sécurité routière réalisé par l’Onu qu’il s’est fait le plaisir de remettre au ministre des Transports Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe ajoute que chaque année, c’est entre 1 000 et 6 000 personnes qui meurent sur nos routes. Ce qui, selon le rapport, fait perdre 1% du PIB au Cameroun chaque année.

Un chiffre qui coïncide avec les estimations faites dans le cadre de l’étude d’élaboration de la Stratégie nationale de prévention et de sécurité routières ( réalisée en 2009) qui évaluait les pertes économiques subies par le Cameroun du fait des accidents de la route à près de 100 milliards de francs CFA par an.

En comparant les données issues des accidents de la circulation au besoin de développement, le rapport de l’Onu permet d’avoir une idée de l’impact qu’ils ont sur le développement du Cameroun. Par exemple, lit-on dans ce document de 71 pages, ces pertes représentent, « en termes de réinvestissement perdu, l’équivalent d’environ 10  000  salles de classe équipées (construites en deux salles jumelées) d’un coût moyen de 20  millions de  FCFA par an pour couvrir l’essentiel des besoins du pays en salles de classe en deux ans ».

Toujours selon le rapport sur la sécurité routière, ces pertes représentent aussi plus de 250 kilomètres de routes bitumées construites avec un budget moyen de 40  milliards de FCFA par lots de 100 kilomètres ; la construction de huit hôpitaux de référence dotés d’un investissement moyen de 12,5 milliards tous les ans pour l’équipement. De quoi doter toutes les régions du pays en hôpitaux de référence en deux ans, conclut l’étude.

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