Réhabilitation du Port de Garoua : L’Etat et le PAD relisent les instruments juridiques avant la signature des contrats

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Une vue aérienne du Port de Garoua

La relecture des instruments juridiques du projet de réhabilitation du Port de Garoua est au cœur d’un atelier qui se tient depuis ce 14 septembre à Garoua (dans la région du Nord-Cameroun). Conduits par Robert Bafakan, Conseiller Technique N⁰1 au Ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (MINEPAT), les travaux visent entre autres, à définir les fondements de ce projet et le rôle moteur du Gouvernement.

Concrètement, l’atelier qui s’achève ce 19 septembre a pour objectif de finaliser tous les documents, avant la signature prochaine par les parties prenantes. Il s’agit du projet de délibération du Conseil de communauté de la CUG (Communauté Urbaine de Garoua); du projet de convention de partenariat entre le PAD et la CUG en vue de la rénovation et la réhabilitation des installations et équipements du Port de Garoua et la gestion transitoire ; ainsi que le Cahier des charges relatif à l’exécution dudit projet.

C’est depuis 2002 qu’a été engagée la réflexion sur le projet de réhabilitation du Port de Garoua. A ce jour, plusieurs avancées sont notables. Les études de faisabilité sont réalisées, et plusieurs ateliers de restitution portés par le MINEPAT et le PAD ont été organisés. Le dernier en date, qui remonte au mois d’août 2024, avait permis à l’État, à travers le MINEPAT, et la Communauté urbaine de Garoua, gestionnaire du Port de Garoua, de porter leur choix sur le Port Autonome de Douala pour conduire ce grand chantier de rénovation/réhabilitation.

Repositionner le Port de Garoua

Repositionner le port fluvial de Garoua au cœur de l’Economie nationale. C’est l’objectif visé par cet important projet. L’infrastructure, qui, dans les années 1960 atteignait déjà un trafic de 60 000 tonnes de marchandises par an, a perdu de sa superbe, au fil du temps.

Lire aussi : L’Etat fait appel au PAD pour repositionner le port fluvial de Garoua au cœur de l’économie nationale

Les navires qui, jadis, jetaient l’ancre sur les berges du Logone, ont progressivement cédé la place aux pirogues. Avec comme conséquence, un trafic qui, depuis les années 1990, n’a pas dépassé les 12 000 tonnes de marchandises.

Pour repositionner le port fluvial de Garoua dans son rôle de poumon économique du Septentrion, le Port Autonome de Douala (PAD) a déjà sa petite idée dans la tête. Le 21 août dernier, dans une sortie en rapport avec ledit projet, Cyrus NGO’O, Directeur Général, confiait que : « Nous avons l’ambition de proposer au gouvernement d’élaborer un schéma directeur de développement, qui va être la boussole à travers laquelle tous les projets structurants vont se mettre en place pour atteindre cet objectif ».

Sur cette infrastructure qui a plusieurs fois été au cœur de projets de réhabilitation sans succès, l’Etat du Cameroun surfe donc sur la bonne vague. « Le développement du Port fluvial de Garoua, depuis sa création aurait permis de booster l’économie dans la partie septentrionale du pays et faire face efficacement à l’extrême pauvreté des trois régions qui la constitue, évitant à Boko Haram de trouver la chair à canon », rumine un opérateur économique.

La réhabilitation-modernisation du Port de Garoua dont les activités vont irradier toutes les trois régions septentrionales sera non seulement une aubaine politique et économique pour notre pays.

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