Le taux d’exécution physique des projets inscrits dans le Budget d’Investissement Public (BIP) a baissé de 0,16% au troisième trimestre 2021. Il est passé de 51,06% en septembre 2020 à 50,90% à la même période de l’exercice budgétaire en cours.
L’information a été rendue publique au cours des travaux du Comité National de Suivi de l’Exécution Physico-financière de l’Investissement Public tenu ce 10 novembre à Yaoundé. Une session présidée par l’Honorable Rosette MOUTYMBO AYAYI, Présidente de la Commission des Finances à l’Assemblée Nationale.
Si le taux d’exécution est en baisse, les autres données présentées au cours de ces travaux sont plutôt satisfaisants. Par exemple, les engagements ont progressé de 0,41% en septembre 2021 par rapport à septembre 2020. Au total, compte le Comité, 723,93 milliards (soit 52,88 % de l’enveloppe globale) ont été engagés, contre 51,93% à la même période de l’exercice 2020.
Les liquidations ont progressé de 0,41%. Elles ont atteint 677,67 milliards de FCFA (soit 49,50 %), contre 49,09% à la même période de l’exercice 2020. Idem pour l’ordonnancement, qui augmente de 0,38%. Au 30 septembre 2021, 667,69 milliards de FCFA (48,78 % de l’enveloppe globale) ont été ordonnés. Au cours de la même période 2020, seulement 48,40% de l’enveloppe avait fait l’objet d’un ordonnancement.
Satisfécit
Enfin le Comité a relevé pour s’en féliciter la nette amélioration de la gestion des crédits délégués, depuis la mise en œuvre effective du processus de décentralisation. Ainsi donc, l’exécution globale du BIP à gestion déconcentrée et décentralisée au 30 septembre 2021 affiche un taux d’exécution physique de 54,16 % contre 33,65 % au 30 septembre 2020, soit un gain de 20,51 points.
Les régions de l’Adamaoua et du Nord enregistrent les meilleures performances avec des taux d’exécution physique respectifs de 76,39% et 72,06% ; les régions du Centre et du Nord-Ouest enregistrent les taux d’exécution physique des projets les moins élevés soit respectivement 47,92% et 44,99%.
Contexte
Au-delà des données, globalement satisfaisants, Rosette MOUTYMBO AYAYI est surtout satisfaite de l’exécution du BIP dans un contexte économique, et social particulièrement difficile.
Un contexte marqué par la conclusion, le 29 Juillet 2021, d’un nouveau Programme Economique et Financier (PEF) avec le Fonds Monétaire International (FMI) ; l’opérationnalisation de la Stratégie Nationale de Développement 2020-2030 (SND30) ; et la poursuite du plan de riposte contre la pandémie de la Covid-19.
A ceux-là, s’ajoutent l’organisation de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) en janvier 2022 ; le maintien d’une veille sécuritaire sur toute l’étendue du territoire national ; et la mise en œuvre du plan présidentiel de reconstruction des régions affectées par les crises sécuritaires.






































