L’Autorité Aéronautique du Cameroun (CCAA) fait un pas de plus vers la production locale du carburant d’aviation durable (SAF-Sustainable Aviation Fuels). Après la piste du Jatropha, jadis présentée comme une matière première sérieuse dans la production locale d’un biocarburant, l’administration vient d’ouvrir une nouvelle piste. Celle de procéder à la valorisation des déchets agricoles issus de géants locaux tels que la Sodecoton, la Sosucam ou la CDC.
Selon nos informations, l’entreprise dirigée par Paule AVOMO ASSOUMOU KOKI ne s’est pas détournée de la Jatropha. Cette piste, qui a déjà fait l’objet d’une étude, serait plus complexe, notamment en raison de la faible disponibilité des terres arables, estimée à 10 % sur le territoire national.
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Au-delà de ce casse-tête foncier, l’exploitation de la Jatropha nécessite encore l’obtention d’une approbation de l’OACI/CORSIA pour être qualifié de carburant alternatif durable et bénéficier de politiques nationales de soutien pour sa production et sa commercialisation.
Agroindustriels locaux
Privilégiée comme solution à court terme, la valorisation des déchets issus de ces géants locaux offre de nombreux avantages. Elle libère les agro-industries d’importantes dépenses dédiées à la gestion des déchets, de la pression environnementale, mais aussi, constitue une source importante à la CCAA.
« Pour matérialiser ces infrastructures de transformation, une discussion en synergie avec les autres acteurs est en cours sur les questions des terres propices pour le projet », confie l’organisme public chargé de la régulation du transport aérien.
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Ici, on ajoute d’ailleurs que « dans cette même lancée, le projet WESAF prévoit l’exploitation d’un site pilote de 300 hectares pour la production des biocarburants dans le département de la Manyu, avec l’implication directe des planteurs locaux ».
Tout semble donc prêt pour la mise en œuvre de ce projet de production du biocarburant à base des déchets agro- industriels. Les données de recherche fournies par les universités de Maroua et de Dschang sont en cours d’analyse par la CCAA pour consolider l’étude, le tout sous le regard technique de l’Organisation de l’Aviation Civile Internationale (OACI) et de l’Union Européenne.








































