En août 2025, Gaston Eloundou Essomba, Ministre de l’Eau et de l’Energie (MINEE), était à Kribi pour procéder au lancement des travaux de construction des infrastructures énergétiques déterminantes pour le Port. Ce mercredi, 19 août, soit un an jour pour jour après cet événement protocolaire, le membre du gouvernement est de retour à Kribi pour mesurer les avancées enregistrées dans la mise en œuvre de ce projet.
Première étape de cette journée marathon à Mboro, la visite des installations du poste de transformation 225KV. Point d’atterrissage de la ligne électrique haute tension de 225 KV, tirée à partir de la centrale à gaz de Kribi Power Development Corporation (KPDC), ce poste affiche déjà fière allure.
Au sortir de cette première visite, Gaston Eloundou Essomba ne cache pas sa satisfaction. « L’électricité, c’est l’oxygène pour l’industrie. Sans énergie on ne peut pas faire de la croissance, on ne peut pas développer un tissu industriel. Nous sommes ici aujourd’hui pour voir l’évolution d’un projet décidé par le chef de l’état, celui d’apporter une énergie en quantité et une énergie stable au port en eau profonde de Kribi », réagit-il.
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Couvrant une distance de 42 kilomètres, la ligne permettra de répondre aux besoins immédiats du port, évalués à 100 MW et aux besoins futurs estimés entre 330 et 400 MW. Financés à hauteur de 35 milliards de FCFA, les travaux, d’une durée estimée à 16 mois, permettront une mise en service de la nouvelle infrastructure d’ici la fin d’année 2026.
En eaux… profondes
Mais l’autonomie du port ne dépend pas uniquement de l’énergie électrique. L’approvisionnement en eau fait partie des conditions nécessaires à son fonctionnement et à son positionnement parmi les destinations privilégiées du Golfe de Guinée.
Contrairement à la ligne électrique lancée en 2025, le projet d’approvisionnement en eau du port est plus ancien. Fruit d’un protocole d’accord signé le 29 octobre 2023 entre la CAMWATER et le Port Autonome de Kribi (PAK), l’infrastructure est presque achevée. Deuxième étape de la visite du Ministre de l’Eau et de l’énergie, l’infrastructure donné des signes de satisfaction. Les travaux, exécutés à 95%, devraient s’achever d’ici peu, a confirmé le membre du gouvernement.
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Poumon économique du Cameroun, le port de Kribi a traité près de 60 millions de tonnes de marchandises en six ans, dont un tiers du trafic conteneurisé national. L’infrastructure, qui a déjà réussi à attirer plus de 200 milliards de FCFA d’investissements directs étrangers (IDE), reste encore freinée par des pesanteurs.
Les routes de la croissance
Outre le défi énergétique (approvisionnement en eau et en électricité sur le point d’être relevé), le Port subit les effets d’une mauvaise couverture des réseaux de télécommunications (téléphonie et internet) ; d’une mauvaise desserte routière.
Conscient de ces pesanteurs, le gouvernement et ses partenaires au développement (notamment la Banque africaine de Développement) ont mis en œuvre un plan destiné à encourager la croissance du port. Sur la desserte routière, la Banque africaine de développement a approuvé le financement du projet de reconstruction de la route Edéa-Kribi.
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La route Ebolowa-Akom2-Kribi, autre desserte du port, a également connu une grande avancée, avec la signature, ce 15 mai, de l’accord de prêt avec l’entreprise italienne ICM Construction. Evalué à près de 169 milliards de FCFA, le projet bénéficie d’un financement structuré autour d’un prêt garanti de 131,4 milliards de FCFA mobilisé avec l’appui de Standard Chartered Bank et d’UK Export Finance (UKEF).








































Comment ça? Ils ont construit tout un port en eau profonde sans penser à son autonomie énergétique? Comment il fonctionne maontenant? Il est approvisionné par eno?