Grève du 24 août suspendue, contrôles persistants : les transporteurs dénoncent

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Suite à la levée du mot d’ordre de grève par les transporteurs routiers le 23 août dernier, un protocole d’accord comportant des engagements a été signé avec l’État. Entre autres engagements, l’interdiction des contrôles des camions en transit hors des points conventionnels, l’interdiction de la perception des amendes forfaitaires sur la voie publique par les équipes de la prévention et de la sécurité routière du ministère des Transports.

Début septembre, une mission d’évaluation de la mise en œuvre desdites résolutions a sillonné les principaux corridors du pays. Constituée notamment de Jean-Louis MEVOUNGOU (de la Confédération Générale des Syndicats des Transporteurs du Cameroun-CGSTC), de Lambert ONGUENE du FOSAT et de la SNTRC, la mission a fait un constat inquiétant. Les résolutions prises le 23 août ne sont pas toutes respectées sur le terrain.

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« La mission a quantifié et cartographié au total 58 postes de contrôle non conventionnels, fixes et mobiles sur les tronçons reliant les ports de DoualaKribi à la frontière tchadienne. Ces entraves génèrent des retards majeurs, 14 à 26 heures perdues par voyage, accroissent les coûts logistiques globaux de 18 à 25 % et favorisent des perceptions informelles induits. Au niveau du port de Kribi, le prélèvement illicite et récurrent de 12 000 francs par camion au niveau du pont bascule concédé », a relevé Jean-Louis MEVOUNGOU.

Malgré quelques avancées observées, la plateforme des transporteurs routiers déplore des poches de résistance sur le terrain. « Tous ceux qui ne veulent pas respecter les engagements pris par le gouvernement seront contraints, d’une manière ou d’une autre à s’y conformer », a-t-il conclu.

Pour mémoire, en août 2026, des syndicats des transporteurs routiers du Cameroun, réunis au sein d’une plateforme, avaient lancé un mot d’ordre de grève. L’arrêt des camions, prévue pour fin août, avait été levé in-extremis, au cours d’une réunion de crise à laquelle avaient pris part les ministres des Transports, du Travail et du Commerce.

Parmi les revendications, les professionnels du secteur routier protestaient contre les contrôles routiers abusifs, qu’ils qualifiaient de « fonds de commerce » ; le racket et la maltraitance réguliers des chauffeurs sur les axes routiers, les pesées fantaisistes des camions citernes au niveau des stations de pesage, et l’ingérence étatique jugée excessive de la part du Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC).

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