Mobilité urbaine à Douala : 240,7 milliards FCFA de financements extérieurs restent à mobiliser

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Une voirie urbaine à Douala

 Dans sa programmation budgétaire 2027-2029, le gouvernement prévoit de couvrir progressivement cette enveloppe sur trois exercices, avec une première échéance de 100 milliards FCFA en 2027.

Le financement du projet de mobilité urbaine de Douala reste un important défi budgétaire. D’après les données de programmation des investissements publics examinées lors des Conférences élargies de programmation budgétaire et de la performance associée (CEPB-PA) de septembre 2026, le projet présente un financement extérieur global de 260,809 milliards de FCFA, dont 240,691 milliards restent à couvrir. Ce besoin représente environ 92,3 % de l’enveloppe de financement extérieur inscrite dans le document.

Pour faire face à ce besoin, le gouvernement a établi une programmation sur la période 2027-2029. Elle prévoit la mobilisation de 100 milliards FCFA en 2027, puis 95 milliards FCFA en 2028 et 45,691 milliards FCFA en 2029. Au total, ces trois échéances correspondent exactement au montant restant à couvrir. La programmation traduit ainsi la volonté d’étaler sur trois exercices l’effort de mobilisation des ressources extérieures nécessaires à la réalisation du projet.

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Ces chiffres figurent dans l’extrait du rapport sur la projection de l’espace budgétaire en investissement 2027-2029, élaboré à l’issue des CEPB-PA 2026. Le projet est inscrit sous la responsabilité du ministère de l’Habitat et du Développement urbain (MINHDU). Le document fait également apparaître une enveloppe de 12 milliards FCFA au titre des fonds de contrepartie, sans reste à couvrir sur cette ligne.

Un enjeu de mobilisation des financements

L’importance du besoin résiduel pose la question de la mobilisation effective des ressources extérieures et du respect du calendrier prévisionnel. Les 100 milliards FCFA attendus dès 2027 constituent la première échéance de cette programmation triennale. Leur mobilisation conditionnera la capacité du projet à suivre le rythme financier retenu par les pouvoirs publics.

Pour Douala, où la congestion routière pèse sur les déplacements des personnes et l’acheminement des biens, le projet de mobilité urbaine constitue un chantier structurant. Son financement ne représente donc pas seulement un enjeu d’investissement public, il conditionne aussi la transformation du système de transport dans la principale métropole économique du pays.

Par Lionel Ndassi

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