Réunis le 27 octobre 2026 à Douala, les acteurs de la chaîne de dédouanement ont examiné les modalités opérationnelles du Programme de contrôle et d’identification des véhicules importés au Cameroun (CIVIC).
La fluidité du passage des véhicules importés au port de Douala dépend aussi de la coordination entre les différents intervenants de la chaîne de dédouanement. C’est l’un des enjeux du séminaire-atelier organisé le 27 octobre 2026 à l’hôtel Sawa de Douala par la Direction générale des Douanes (DGD), autour des modalités d’exécution opérationnelle du Programme de contrôle et d’identification des véhicules importés au Cameroun (CIVIC).
La rencontre a réuni des responsables des Douanes, de la Société générale de surveillance (SGS), du Guichet unique des opérations du commerce extérieur (GUCE), des commissionnaires en douane agréés et des importateurs. L’objectif était notamment de clarifier les responsabilités des différents intervenants et de standardiser les formalités liées à l’utilisation du dispositif.
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Au cœur de cette démarche figure l’articulation entre le CIVIC, la plateforme électronique du GUCE et le système informatique douanier CAMCIS. La transmission des données relatives aux véhicules doit permettre de mieux encadrer leur identification et leur évaluation en douane, tout en limitant les incohérences documentaires susceptibles de ralentir le traitement des déclarations.
La dématérialisation comme levier logistique
Le CIVIC permet de contrôler les caractéristiques des véhicules importés, notamment leur marque, leur modèle et leur numéro de châssis, afin de contribuer à leur catégorisation et à leur valorisation en douane. Le dispositif participe ainsi à la sécurisation des recettes publiques en réduisant les risques liés aux déclarations inexactes et aux documents non conformes.
Pour les opérateurs de la chaîne logistique, l’enjeu dépasse toutefois la seule conformité fiscale. Les difficultés de transmission des informations, les erreurs documentaires ou les dysfonctionnements des plateformes peuvent retarder la sortie des véhicules et prolonger leur immobilisation dans les espaces portuaires. Une meilleure coordination des procédures pourrait contribuer à limiter ces contraintes et les coûts associés.
Lors du séminaire, l’inspecteur principal des Douanes Samuel Nhanag Moka, chef de la Cellule de l’analyse des risques, a présenté les exigences réglementaires, les dysfonctionnements constatés ainsi que les sanctions encourues en cas d’utilisation de documents inappropriés dans le cadre de la procédure CIVIC.
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La mise en œuvre opérationnelle du dispositif pose désormais la question de ses effets concrets sur la chaîne logistique automobile. La réduction des délais de traitement, la limitation des blocages administratifs et la maîtrise des coûts de passage portuaire constituent des indicateurs essentiels pour apprécier l’efficacité de cette démarche.
Par Lionel Ndassi











































