Autoroute Yaoundé-Douala : le gouvernement veut accélérer la mise en service des péages automatiques dès 2027

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Le gouvernement demande au ministère des Travaux publics d’accélérer les préalables à l’opérationnalisation des installations de la première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala.

Les péages automatiques de la première phase de l’autoroute Yaoundé-Douala sont déjà construits, mais ne sont pas encore opérationnels. Dans le cadre de la préparation du budget de l’État pour l’exercice 2027, le gouvernement a demandé au ministère des Travaux publics (MINTP) d’accélérer les démarches nécessaires à leur mise en exploitation.

La recommandation figure dans le recueil des travaux des Conférences élargies de programmation budgétaire et de la performance associée (CEPB-PA), tenues du 1er au 14 septembre 2026 et publiées le 27 octobre dernier par la Direction générale du Budget (Ministère des Finances).

Le gouvernement invite précisément le MINTP à « accélérer, en liaison avec les autres acteurs concernés, la mise en place des préalables nécessaires à l’opérationnalisation des péages automatiques sur la phase I de l’autoroute Yaoundé-Douala, afin d’en permettre la mise en exploitation effective ».

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Longue d’environ 60 km, la première phase relie Yaoundé à Bibodi. Elle s’inscrit dans un projet d’infrastructure dont l’investissement, voies de raccordement comprises, est évalué à 384 milliards de FCFA par le ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire. Mise en service en 2024, cette section facilite les déplacements entre les deux principales métropoles économiques du pays et à améliorer l’acheminement des marchandises sur cet axe stratégique.

Mais au-delà de la disponibilité de la chaussée, l’exploitation d’une autoroute suppose également un dispositif de gestion, d’entretien et de mobilisation des recettes. C’est précisément sur ce volet que se concentrent les interrogations autour des péages automatiques.

Un modèle d’exploitation à clarifier

La question de la gestion de ces équipements avait initialement été envisagée dans le cadre d’un partenariat public-privé avec l’entreprise chinoise China First Highway Engineering Company (CFHEC), sur une durée de 30 ans. Le montage devait couvrir l’exploitation et la maintenance de la première phase. Toutefois, cette contractualisation a été suspendue avant la signature du contrat.

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Dans son document consacré à l’évolution des grands projets d’investissement, annexé à la préparation de la loi de finances 2026, la Direction générale du Budget indique que CFHEC avait préfinancé et exécuté des travaux complémentaires nécessaires à la fonctionnalité de l’infrastructure, en prélude à la signature du partenariat.

À la suite de la suspension du projet de PPP, un protocole de remboursement de 10,5 milliards de FCFA a été élaboré pour encadrer ces dépenses. Le document précise que ces ressources n’avaient pas été prises en charge en 2025 et qu’un mécanisme de règlement devait être intégré au budget 2026 du MINTP.

La mise en exploitation des péages pose donc aussi la question du dispositif institutionnel et financier qui prendra le relais du modèle initialement envisagé. La recommandation formulée lors des CEPB-PA ne précise toutefois ni le calendrier de mise en service, ni le mécanisme de gestion finalement retenu, encore moins le tarif qui pourrait être appliqué aux usagers.

Par Lionel Ndassi

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