Le projet, porté avec le Port autonome de Kribi, prévoit une capacité de stockage de 102 000 tonnes de céréales et la création de près de 200 emplois en phase d’exploitation.
Le Port autonome de Kribi (PAK) s’apprête à accueillir un nouvel investissement dans les infrastructures de stockage et de distribution des produits agricoles.
L’autorité portuaire et Kribi Oil and Grain Terminal (KOGT S.A.) ont signé, le 9 octobre 2026, un mémorandum d’entente pour le développement d’une plateforme agro-logistique dont le coût prévisionnel est évalué à 50 milliards FCFA.
Prévue sur une superficie de 9,2 hectares au sein du complexe industrialo-portuaire, l’infrastructure sera notamment équipée de 17 silos de 6 000 tonnes chacun, soit une capacité totale de 102 000 tonnes.
Le dispositif comprendra également deux blocs d’entrepôts, d’une capacité annoncée de 30 000 à 40 000 palettes, ainsi qu’un parking pouvant accueillir entre 120 et 150 poids lourds.
Une station-service et des installations de maintenance compléteront l’ensemble. Sur le plan financier, les promoteurs prévoient d’apporter 20 % du coût du projet sous forme de fonds propres, soit 10 milliards FCFA.
Le solde de 40 milliards FCFA reste à couvrir par des financements dont les modalités ne sont pas détaillées dans le communiqué. BGFIBank Cameroun intervient comme partenaire exclusif pour la structuration financière et la coordination des financements.
Le document prévoit une période de 24 mois pour la mise en place du financement. Il ne précise cependant ni les montants de crédits déjà accordés ni les conditions auxquelles les ressources seront mobilisées.
Le calendrier communiqué prévoit le démarrage des travaux en 2027 et la mise en service en 2029, sous réserve de l’achèvement des étapes techniques, administratives, financières et réglementaires.
Près de 200 emplois attendus en exploitation
Au-delà des infrastructures, KOGT annonce entre 600 et 800 emplois pendant la phase de construction, puis près de 200 emplois directs en exploitation.
Des activités indirectes pourraient également se développer dans le transport, la manutention, la maintenance et les services associés. La plateforme doit permettre d’intégrer davantage les opérations de réception des navires, de stockage et d’acheminement terrestre.
Le PAK et KOGT anticipent ainsi une amélioration de la rotation des navires et des camions, avec des retombées potentielles sur les coûts logistiques des importateurs et des industriels. Le niveau de ces économies reste toutefois à établir.
Le communiqué ne fournit ni prévisions de trafic annuel, ni tarifs de stockage et de manutention, ni estimation chiffrée des réductions de coûts attendues. KOGT S.A., présentée comme un consortium réunissant des entreprises camerounaises, suisses et turques, bénéficiera d’une autorisation d’occupation temporaire de 20 ans renouvelable, accordée par le PAK.
Par Lionel NDASSI






































