Premier coup dur pour l’usine de médicaments de Meyo (dans la banlieue sud de Yaoundé). Un an et 10 jours après la pose de la première pierre (le 13 octobre 2025), le chantier rencontre des difficultés. Parmi celles-ci, des équipements bloqués au port, et des procédures en attente dans plusieurs administrations.
La première phase, financée à hauteur de 30 milliards de FCFA, devait être consacrée à la construction et à la mise en place de l’usine et des dispositifs médicaux. Si les blocages ne sont pas levés, cette phase devrait connaître un report des délais. Prévus pour s’achever dans trois mois (en janvier 2027), ces travaux ne sont réalisés qu’à hauteur de 65 %, selon une estimation faite par le quotidien gouvernemental Cameroon Tribune.
« Ce progrès pouvait être plus important si toutes les administrations concernées avaient fait ce qu’on attendait d’elles », a déploré Joseph DION NGUTE, Premier Ministre, au cours d’une visite du chantier de l’usine YICHENG effectuée le 13 octobre.
Cette sortie du Premier Ministre inquiète sur les mesures d’accompagnement prises par le gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre de ce projet. En effet, dans une interview accordée à BOUGNA en octobre 2025, Idriss Confiance MBE, Président-Directeur Général de YICHENG Pharmaceutical Group Fabrication Co. LTD, affichait toutes les garanties.
« Je remercie l’ensemble du gouvernement, principalement son Premier Ministre, Son Excellence Chief Doctor Joseph Dion NGUTE, qui n’a ménagé aucun effort pour la réalisation de cette cérémonie de pose de la première pierre de ce projet gigantesque. Il a créé au sein des services du Premier Ministère, un Comité interministériel, ayant pour mission de nous accompagner dans l’obtention de tous les agréments, tous les documents administratifs requis pour la réalisation d’un tel projet », déclarait-il à l’époque.
Le projet
Avec un capital détenu à 51 % par le Cameroun et 49% par des investisseurs chinois, le projet prévoit de produire 100 millions de flacons, 2 milliards d’ampoules, 10 milliards de comprimés et 100 références de médicaments et dispositifs médicaux couvrant six formes galéniques. Une attention particulière sera accordée aux traitements destinés aux programmes prioritaires contre le VIH/Sida, la tuberculose, le diabète et l’hypertension.
La deuxième phase prévue entre 2027 et 2029, mobilisera 250 milliards de FCFA pour la mise en place d’un complexe hospitalier moderne. Enfin, la troisième phase (2031-2039) étendra le réseau à l’ensemble de la CEMAC et inclura la création d’un centre de recherche et de développement, et un réseau de grandes pharmacies, pour un coût additionnel de 300 milliards de FCFA.
Par Frégist Bertrand TCHOUTA







































