Douanes : le Cameroun, le Nigeria et le Bénin préparent l’interconnexion de leurs systèmes

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Le projet soutenu par Afreximbank vise à faciliter les échanges de données douanières et à fluidifier le transit des marchandises. Mais des insuffisances d’infrastructures persistent sur les corridors frontaliers concernés.

Les administrations douanières du Cameroun, du Nigeria et du Bénin avancent vers l’interconnexion de leurs systèmes informatiques. Le projet a été examiné le 12 octobre 2026 au siège de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank), au Caire, à travers la présentation des évaluations techniques de deux postes frontaliers prioritaires : Mfum–Ekok, entre le Cameroun et le Nigeria, et Sèmè–Kraké, entre le Nigeria et le Bénin.

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L’initiative repose notamment sur le Customs Declarations Exchange System (CDES), un dispositif destiné à permettre l’échange sécurisé de déclarations douanières entre les plateformes nationales. Il s’agit de rapprocher trois systèmes : CAMCIS au Cameroun, B’Odogwu au Nigeria et Customs Webb au Bénin. L’objectif est de limiter les ressaisies de données, de faciliter les formalités transfrontalières et de réduire les obstacles administratifs au déplacement des marchandises.

Toutefois, les évaluations techniques ont mis en évidence plusieurs contraintes. Au poste de Mfum–Ekok, les besoins concernent notamment l’alimentation électrique, la connectivité, les équipements informatiques et la cybersécurité. À Sèmè–Kraké, les difficultés touchent également l’échange de données en temps réel, les équipements de contrôle et les embouteillages.

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Pour les transporteurs routiers, l’enjeu est de réduire les délais d’immobilisation des camions aux frontières, les coûts liés aux formalités et les risques de duplication des contrôles. L’interconnexion pourrait également améliorer la traçabilité des marchandises en transit, à condition que les administrations harmonisent leurs procédures et disposent d’infrastructures suffisamment fiables.

Le projet s’inscrit dans une dynamique de modernisation des échanges régionaux. Le Nigeria et le Bénin ont notamment engagé des initiatives de partage électronique des données douanières. L’extension de cette démarche au Cameroun ouvrirait des perspectives de simplification des opérations sur les corridors reliant l’Afrique centrale à l’Afrique de l’Ouest.

Par Lionel Ndassi

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