Au Cameroun, deux accidents sur trois sont causés par l’excès de vitesse (Prévention routière)

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Chaque année, entre 1 000 et 1 200 personnes meurent sur les routes camerounaises des suites d’accident de la voie publique. 2/3 de ces accidents, soit entre 350 et 800 d’entre eux sont causés par l’excès de vitesse, déclare Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe, le ministre des Transports (MinT).

En 2018, le ministère des Transports a organisé une campagne de prévention routière. Celle-ci a notamment permis d’enregistrer un pic d’excès de vitesse. Notamment au sein des opérateurs de transport interurbain.

Au cours de cette phase opérationnelle, 3 336 cas d’excès de vitesse ont été enregistrés par les radars fixes installés le long de la nationale N°3. Pour rappel, la phase opérationnelle s’est achevée le 27 novembre 2018.

« J’ai signé un communiqué dans lequel j’ai invité les représentants des compagnies de transport routier interurabin de voyageurs. La rencontre avait un but pédagogique. Il s’agissait pour eux de prendre connaissance de leurs passifs respectifs en matière d’excès de vitesse et des amendes qui auraient pu leur être infligées », rappelle le ministre des Transports.

A l’issue de cette première phase, une seconde, dite de sensibilisation a été lancée. Elle s’est écoulée du 28 novembre 2018 au 25 février 2019. « Cette opération de sensibilisation a porté ses fruits. Car les rapports de la deuxième phase, lancée dans le cadre du suivi du comportement du sujet sensibilisé ont révélé une baisse du nombre de cas d’excès de vitesse. Allant de 3 336 à environ 1 000 cas d’excès de vitesse », conclut-il.

Les accidents de la circulation sur les routes camerounaises font entre 4 000 et 5 000 blessés chaque année. Les rapports les plus récents, notamment celui de la Banque mondiale, estime à environ 100 milliards de FCFA, le déficit causé dans l’économie nationale par les accidents de la circulation.

Ce qui représente l’équivalent d’environ 10  000  salles de classe équipées (construites en deux salles jumelées) d’un coût moyen de 20  millions de  FCFA par an pour couvrir l’essentiel des besoins du pays en salles de classe en deux ans ».

Ces pertes représentent aussi plus de 250 kilomètres de routes bitumées construites avec un budget moyen de 40  milliards de FCFA par lots de 100 kilomètres ; la construction de huit hôpitaux de référence dotés d’un investissement moyen de 12,5 milliards tous les ans pour l’équipement.

 

 

 

 

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