LEGIS-SECUROUTE, c’est ainsi qu’il faut désormais appeler le Réseau des Législateurs Camerounais pour la Sécurité Routière. Un mouvement parlementaire créé par des députés camerounais.
L’acte portant création de ce réseau a été signé ce 3 Juin 2019 par Cavaye Yéguié Djibril, le Président de l’Assemblée Nationale. L’arrêté N°2009/90, dont il est question indique également que le siège de ce réseau est logé au sein de l’Assemblée Nationale.
Présidé par Ibrahim Aboubakar (député RDPC de l’Adamaoua) (Photo°, LEGIS-SECUROUTE cible
deux objectifs. Mener un plaidoyer pour faire ratifier enfin la convention de Viennes sur la signalisation routière. Mener un plaidoyer pour la création d’une Agence Nationale de Sécurité routière et l’atteinte les objectifs de développement durable en matière de Sécurité routière.
Au sein de l’Assemblée nationale, il existe près d’une dizaine de réseaux de parlementaires. Le Réseau des Parlementaires pour la Gestion Durable des Écosystèmes (REPAR), le Réseau des parlementaires chargé des télécommunications, des technologies de l’information et de la communication (REPATIC) font partie des plus populaires.
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La création de LEGIS-SECUROUTE survient quelques jours après la sortie du rapport sur la sécurité routière produit par la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique (CEA). C’était le 06 mai dernier à Addis-Abeba (Ethiopie).
Selon l’étude, en moyenne 16 583 accidents de la route sont enregistrés chaque année au Cameroun. Des accidents qui causent le décès de 1 500 personnes, ajoute le rapport.
« Il est inacceptable que le risque de décès par accident de la route en Afrique atteigne 26,6 % sur 100 000, contre 17,0 % en Asie du Sud-Est et 9,3 % en Europe », a déclaré Vera Songwe, la Secrétaire exécutive de la CEA.
Pour elle, « la situation en Ouganda et au Cameroun est le reflet de celle de l’ensemble du continent où les pays enregistrent de piètres performances en matière de gestion de la sécurité routière ».
Pour rappel, les accidents de la circulation font perdre environ 100 milliards de FCFA par an à l’économie nationale. Ce qui représente 1% du PIB. En termes de réinvestissement perdu, c’est l’équivalent d’environ 10 000 salles de classe équipées (construites en deux salles jumelées) d’un coût moyen de 20 millions de FCFA par an qui disparaissent sur les routes.
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