Un examen du Permis de conduire annulé par le ministère des Transports

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La session d’examen du Permis de conduire programmée pour le mardi, 07 août dernier n’a finalement pas eu lieu. En cause, une décision du ministère des Transports, annulant l’événement. Dans un communiqué radio-presse publié ce vendredi, 10 août, Jean Ernest Masséna Ngalle Bibehe ne donne aucune explication pour justifier sa décision.

« Le ministre des Transports porte à la connaissance des promoteurs d’auto-écoles que la session d’examen du Permis de conduire du 07 août 2018 dite “de rattrapage”, au Centre du Mfoundi est annulée pour irrégularités », se contente-t-il d’écrire.

Au ministère des Transports, des sources expliquent que c’est au niveau de l’organisation de l’examen qu’ont été observées lesdites irrégularités. Par exemple, nous avons trouvé des irrégularités au niveau du nombre de candidats, et au niveau des procédures d’enregistrement, ajoutent les mêmes sources.

Dans son communiqué de presse, le ministre des Transports annonce cependant que « les candidats concernés sont autorisés à se présenter, sans aucun autre frais, à la session du 15 septembre 2018 prochain ». Sans dire si les irrégularités rencontrées dans l’organisation de l’examen du 07 août ont été corrigées.

Ce n’est pas la première fois qu’un examen du Permis de conduire est annulé. Plusieurs décisions de ce genre ont déjà été prises par les ministres des Transports précédents. Pour des motifs divers. La dernière fois, ce sont les promoteurs d’auto-écoles eux-mêmes qui avaient fait peser sur l’examen la menace de ne pas y prendre part.

Ils exigeaient le non-paiement des « frais de sécurisation du Permis de conduire » institués par le ministère des Transports sous l’ex-ministre Edgard Alain Mebe Ngo’o. Une taxe exigée par candidat, et qui devait être versée à PressPrint, une entreprise basée dans la région du Sud-Ouest, mandatée pour gérer le projet de sécurisation des Permis de conduire.

Concrètement, les promoteurs d’auto-écoles voulaient voir clair dans cette taxe qui devait permettre à Pressprint d’empocher un pactole. « Outre le caractère infondé de la décision de Pressprint, c’est le coût de la mesure qui inquiète. Chaque année, nous enregistrons environ 20 000 candidats à l’obtention du Permis de conduire sur toute l’étendue du territoire national. Calculatrice en main, ça fait 100 millions de FCfa que Pressprint veut tirer des poches des auto-écoles, sans pour autant dire à quoi cet argent va servir », avait par exemple expliqué Jean Vidal, exploitant d’auto-école, et porte-parole du Collectif.

Après plusieurs plaidoyers, « Collectif des exploitants d’auto-écoles du Cameroun », avait obtenu l’annulation de cette taxe qui, d’après Kuate Aurelle, exploitant d’une auto-école, ne figurait dans aucun texte légal. Ce qui avait permis de lever le mot d’ordre de boycott qui pesait sur le premier examen du permis de conduire de l’année, prévu le 05 janvier 2018.

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