La Banque mondiale approuve un financement de 646,909 milliards de FCFA pour la reconstruction du Corridor Douala-Bangui

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Camions immobilisés sur les corridors

Le Conseil d’administration de la Banque mondiale, réuni ce 12 juin à Washington, a approuvé le déblocage d’un financement de 1,12 millions de dollars (environ 646,909 milliards de FCFA) pour la transformation du corridor Douala-Bangui.

Adossé sur un programme d’approche programmatique, ce financement prévoit, dans sa première phase, le déblocage de 525 millions de dollars, soit un peu plus de 303,238 milliards de FCFA. L’argent servira à la réhabilitation des infrastructures prioritaires, la sécurité routière et les réformes de l’entretien au Cameroun, en République centrafricaine et dans la région CEMAC.

Dans les détails, cette phase 1 permettra d’affecter 407 millions de dollars de la BIRD et 18 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) au Cameroun, 90 millions de dollars de l’IDA à la RCA et 10 millions de dollars du guichet GROW de l’IDA à la CEMAC.

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Les investissements permettront de remettre en état des tronçons routiers prioritaires afin qu’ils répondent aux normes de résilience climatique. En l’occurrence la reconstruction du tronçon Yaoundé-Edéa (164 km) et l’entretien confortatif de la route Yaoundé-Ayos-Bonis-Garoua Boulaï (575 km environ).

Seront aussi pris en compte, la construction des stations de contrôle de la charge à l’essieu, le développement des centres logistiques et des routes de desserte, le renforcement des chaînes de valeur et la promotion de la facilitation des échanges et les réformes institutionnelles.

Corridor Douala-Bangui

Long de plus de 1 400 kilomètres, le corridor Douala-Bangui est un axe essentiel pour l’économie camerounaise et une voie vitale pour la RCA, par laquelle transite plus de 80 % du commerce extérieur du pays.

Malgré son importance stratégique, le corridor souffre de la détérioration des routes, de coûts de transport pouvant atteindre 270 dollars par tonne, de temps de trajet de 9 à 12 jours dans des conditions normales et de 38 postes de contrôle rien qu’au Cameroun, dont 17 impliquent des paiements informels.

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Ces obstacles freinent les échanges, augmentent les prix à la consommation, compromettent la sécurité alimentaire et maintiennent des millions de personnes à l’écart des opportunités économiques.

En réhabilitant les infrastructures, en réduisant les goulets d’étranglement et en expérimentant des systèmes d’entretien durables, le programme permettra de réduire les coûts de transport, d’améliorer l’accès aux marchés et de soutenir une croissance inclusive le long de l’une des routes commerciales les plus vitales d’Afrique centrale, contribuant ainsi directement aux objectifs de la Banque mondiale consistant à mettre fin à la pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée.

Les autres phases

Une fois la première phase réalisée, la Banque mondiale prévoit une intensification des interventions « en fonction des performances et des enseignements tirés ». Cheick Kanté, directeur de division à la Banque mondiale, analyse l’impact de ces investissements.

« Le programme s’inscrit dans une vision plus large de l’intégration régionale au sein de la CEMAC, en s’attaquant à la dégradation des infrastructures, aux coûts élevés du transport, à la sécurité routière et aux obstacles persistants tels que les points de contrôle excessifs et les paiements informels », écrit-il.

« Suivant une approche progressive, il combine la réhabilitation des infrastructures, des réformes logistiques et politiques, ainsi que des initiatives visant à ouvrir des débouchés économiques et à attirer les investissements privés », explique-t-il.

Le programme devrait créer entre 2 000 et 4 000 emplois directs et indirects tout au long du cycle de vie du projet » et les activités d’entretien courant et périodique pourraient soutenir environ 150 à 250 emplois par an.

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