Jadis lié aux sociétés de gestion des postes de pesage routier sur la base d’ordres de service, le gouvernement opte pour un nouveau cadre contractuel. Selon le Ministère des Travaux Publics (MINTP), c’est un contrat signé entre les deux parties qui sera désormais en vigueur.
« Les contrats intégreront de nouvelles exigences, avec pour priorité la digitalisation des stations de pesage, le renforcement du suivi des prestations, l’amélioration de la maintenance des équipements et de la qualité du service », clarifie le département ministériel.
Derrière ce nouveau cadre contractuel, se profile la volonté, pour l’Etat, d’œuvrer pour un dispositif de pesage routier conforme aux standards modernes. Ceci, dans un contexte marqué par la multiplication des cas de mauvaise gestion desdits postes.
Dégradation de certaines infrastructures, vétusté des équipements de pesage, pannes récurrentes, non-respect de la périodicité des vérifications métrologiques et plusieurs contraintes liées à l’exécution des contrats sont les cas les plus illustratifs.
Au cours d’une séance de travail tenue à Yaoundé, les six entreprises sous contrat (ETRACO, SGTE, FOTI SARL, ETIENNE ENTREPRISE, SOEQUIT et A2I SARL), ont reconnu leurs manquements. Ils ont cependant justifié ces manquements par les limites des ordres de service.
En vigueur depuis 2023, les prestations sont exécutées sur la base d’ordres de service, dans l’attente de la contractualisation des nouveaux marchés. Cette situation limite leur accès aux financements nécessaires pour mener à bien leurs prestations.
« …pour rétablir un cadre contractuel réglementaire, le Ministre des Travaux Publics a instruit la finalisation des nouveaux contrats dans un délai de dix jours. Il a également prescrit la régularisation des prestations exécutées entre 2023 et août 2026 avant leur entrée en vigueur », conclut le MINTP.










































