La flambée des prix du kérosène pousse RAM à suspendre ses dessertes vers le Cameroun

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Avion Royal Air Maroc

Coup dur pour le transport aérien panafricain. Près de trois mois après le blocus imposé par l’Iran sur le détroit d’Ormuz, les premières conséquences se font ressentir sur le transport aérien africain. Ce 23 mai, Royal Air Maroc (RAM) a annoncé la suspension de ses vols dans plusieurs pays d’Afrique centrale, dont le Cameroun.

Dans un communiqué rendu public, la compagnie informe qu’elle n’affrètera plus d’avions à destination de Douala et Yaoundé au Cameroun, et de Libreville au Gabon, jusqu’au 9 juin prochain. La suspension des vols devrait durer plus longtemps pour les autres pays de la sous-région Afrique centrale. Elle ira jusqu’au 17 juin en Centrafrique, et pour Kinshasa en RDC, il faudra attendre jusqu’au 30 juin avant de voir atterrir un vol de Royal Air Maroc.

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La suspension, explique RAM, est la « conséquence directe des tensions géopolitiques au Moyen-Orient » et de la « forte hausse des prix du kérosène ». En effet, depuis le début des hostilités le prix du baril de pétrole a doublé.

Mais la hausse des cours du pétrole n’est pas l’unique raison de cette suspension des vols de Royal Air Maroc. Citant une source au sein de l’entreprise, RFI rapporte que Royal Air Maroc a noté « un ralentissement de la demande sur certaines dessertes ». Des « raisons économiques » qui ont poussé la compagnie à mettre en pause ces dessertes « lourdement déficitaires au vu de la crise du carburant ».

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Détenue à plus de 98% par l’État marocain, Royal Air Maroc assure 36 dessertes sur le continent. Accusée d’avoir abandonné l’Afrique, la compagnie s’engage à « rétablir progressivement ces lignes dès que les conditions opérationnelles et économiques le permettront ». 

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