Corridor Douala-Bangui : Le gouvernement enfin autorisé à signer l’accord de crédit avec la BIRD, quatre mois après son approbation

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Camion sur une route en terre

Le gouvernement camerounais peut enfin à signer l’accord de crédit de 228 milliards de FCFA avec la Banque Internationale pour la Reconstruction et le Développement (BID) pour la réhabilitation du corridor économique Douala-Bangui. Dans un décret signé ce 02 octobre, Paul BIYA, Président de la République, autorise le Ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (MINEPAT), à parapher le document avec son partenaire financier.

Cette autorisation survient quatre mois après l’approbation par la Banque mondiale, le 12 juin dernier, d’un programme de 1,12 milliard de dollars (autour de 655,481 milliards de FCFA) pour moderniser le corridor économique Douala-Bangui. Une longue attente qui interroge, lorsqu’on sait que le Cameroun a passé des années pour préparer le dossier à soumettre à la Banque mondiale. Que ledit dossier a été déposé à la fin du premier trimestre 2026, pour lui offrir des chances d’être étudué par le conseil d’administration de la banque finalement réuni le 12 juin.

Selon les explications données par l’organisme de Bretton Woods, « Une première phase de 525 millions de dollars sera axée sur la réhabilitation des infrastructures prioritaires, la sécurité routière et les réformes de l’entretien au Cameroun, en République centrafricaine (RCA) et dans la région CEMAC ».

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Long de plus de 1 400 kilomètres, le corridor Douala-Bangui est un axe essentiel pour l’économie camerounaise et une voie vitale pour la RCA, par laquelle transite plus de 80 % du commerce extérieur du pays.

Réduire les coûts du transport

Malgré son importance stratégique, le corridor souffre de la détérioration des routes, de coûts de transport pouvant atteindre 270 dollars par tonne (environ 160 000 FCFA), de temps de trajet de 9 à 12 jours dans des conditions normales et de 38 postes de contrôle rien qu’au Cameroun, dont 17 impliquent des paiements informels.

Ces obstacles freinent les échanges, augmentent les prix à la consommation, compromettent la sécurité alimentaire et maintiennent des millions de personnes à l’écart des opportunités économiques.

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En réhabilitant les infrastructures, en réduisant les goulets d’étranglement et en expérimentant des systèmes d’entretien durables, le programme permettra de réduire les coûts de transport, d’améliorer l’accès aux marchés et de soutenir une croissance inclusive le long de l’une des routes commerciales les plus vitales d’Afrique centrale, contribuant ainsi directement aux objectifs de la Banque mondiale consistant à mettre fin à la pauvreté et à promouvoir une prospérité partagée.

Remettre en état des tronçons routiers prioritaires

« La phase 1 permettra d’affecter 407 millions de dollars de la BIRD et 18 millions de dollars de l’Association internationale de développement (IDA) au Cameroun, 90 millions de dollars de l’IDA à la RCA et 10 millions de dollars du guichet GROW de l’IDA à la CEMAC », clarifie la Banque mondiale.

Les investissements permettront de remettre en état des tronçons routiers prioritaires afin qu’ils répondent aux normes de résilience climatique, d’établir des stations de contrôle de la charge à l’essieu, de développer des centres logistiques et des routes de desserte, de renforcer les chaînes de valeur et de promouvoir la facilitation des échanges et les réformes institutionnelles. Les phases ultérieures permettront d’intensifier les interventions en fonction des performances et des enseignements tirés.

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« Le programme s’inscrit dans une vision plus large de l’intégration régionale au sein de la CEMAC, en s’attaquant à la dégradation des infrastructures, aux coûts élevés du transport, à la sécurité routière et aux obstacles persistants tels que les points de contrôle excessifs et les paiements informels. Suivant une approche progressive, il combine la réhabilitation des infrastructures, des réformes logistiques et politiques, ainsi que des initiatives visant à ouvrir des débouchés économiques et à attirer les investissements privés », explique Cheick Kanté, directeur de division à la Banque mondiale.

Le programme devrait créer entre 2 000 et 4 000 emplois directs et indirects tout au long du cycle de vie du projet » et les activités d’entretien courant et périodique pourraient soutenir environ 150 à 250 emplois par an.

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