Félix Etoundi (DG Finexs Voyages) : Voici comment j’ai réussi à faire face aux mastodontes comme Garanti, Buca et Centrale Voyages

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Félix Etoundi Finexs Voyages. Crédit Photo: bougna.net

C’est une interview pas tout à fait habituelle que Félix Etoundi, le Directeur général de Finexs Voyages, a accordé au magazine « Régions communes », de Joseph Emmanuel Ba’ana. Le très discret patron de l’une des plus grandes entreprises de transport interurbain de personnes au Cameroun, semble avoir trouvé la voix…de la parole.

Dans les colonnes du magazine spécialisé, parcouru par bougna.net, Félix Etoundi ouvre les portes de sa compagnie, mais aussi de celle de ses bus. Et dévoile la stratégie qui fait de lui l’un des acteurs du transport interurbain de personnes les plus importants.

« J’ai fait mes études pendant la période des villes mortes. L’essentiel de mon cursus académique, je l’ai fait au Centre universitaire de Douala, à l’issu duquel Mobil m’a recruté », raconte Félix Etoundi.

Au sein de la société de distribution aval des produits pétroliers, il passe 10 ans (de 1996 à 2006), raconte-t-il. Mais garde la main…sur le volant des mini-bus de transport interurbain de personnes.

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« Bien que travaillant à Mobil, j’ai confié les mini-bus que j’avais à une compagnie de transport en 2003. On a commencé à faire Douala-Yaoundé et graduellement, Finexs a grandi en 2006, j’étais beaucoup plus présent. De fil en aiguille, avec le concours financier, nous avons atteint la dimension que vous voyez maintenant », déclare-t-il dans le magazine « Régions communes » (N°008 juin-juillet 2019).

Mais dans un marché dominé par Buca Voyages du défunt François Essame, Garanti Express, et Centrale Voyages, trois des géants du transport sur ligne Douala-Yaoundé-Douala, Félix Etoundi a trouvé la route longue et semée d’embuches.

« Il fallait faire comprendre aux passagers qu’ils peuvent aussi compter sur Finexs. Ça n’a pas été facile ! Nous avons fait face à cette adversité et la confiance des banquiers n’a pas été facile pour que nous commencions. (..) Il a fallu des apports personnels et s’imposer pour attirer le regard du banquier », raconte-t-il.

Avant d’ajouter que : « Economiquement aussi, on n’a pas pu trouver une place de choix pour créer un marketing et développer notre image. Ce n’est pas facile dans le secteur avec les risques d’accidents et la qualité du personnel. Croyez-moi, ce n’est pas facile du tout ».

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Mais au fil du temps, l’entreprise créée en 2003 a réussi à s’insérer, et à imposer sa marque comme l’une des plus crédibles et les plus sûres du secteur du transport interurbain de personnes.

L’unité qui a commencé avec quatre employés en compte aujourd’hui 250. Dont « 120 chauffeurs, 35 à 40 hôtesses, des personnels administratifs et des d’accueil. Le parc auto est évalué à une soixantaine de matériels roulants de plus de 20 tonnes et d’une capacité allant de 35 à 70 places », cite-t-il.

Enfin, côté trafic, Finexs Voyages réalise, en période d’affluence, jusqu’à 40, voire 50 départs par jour.

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