Fermée depuis 2020 en raison de la crise sécuritaire, l’aéroport de Bamenda a retrouvé une activité normale ce début d’année 2026. Grâce notamment à l’arrivée au Cameroun du Pape Léon XV, et son atterrissage sur la plateforme aéroportuaire le 16 avril dernier.
Pour la société Aéroports du Cameroun (ADC), cette visite du Souverain Pontife a marqué une étape décisive dans la remise en service de l’aéroport de Bamenda. « ADC S.A., a engagé, dans des délais contraints, une vaste opération de remise à niveau de la plateforme aéroportuaire de Bamenda et de celle de Saint-Jean de Nkambe, afin de répondre aux exigences de fonctionnalité et de sécurité », explique l’entreprise.
Concrètement, les interventions réalisées ont concerné la réhabilitation de l’aérogare et ses dépendances ; la réfection des clôtures périmétriques et extérieures de l’aérogare ; la réhabilitation des équipements de la centrale hydraulique ; le remplacement des vannes clapets et des pompes du réseau hydraulique ; le marquage des chaussées aéronautiques ; la réhabilitation des bâtiments militaires, extérieurs et annexes ; la réhabilitation des équipements électriques et d’éclairage ; l’aménagement du salon VIP et le renouvellement de son mobilier ; et le transfert et le rafraîchissement des équipements d’exploitation.
Ainsi, assure l’entreprise dirigée par Thomas OWONA ASSOUMOU, « 13 projets ont été réalisés entre le 16 janvier et le 21 avril 2026, pour un coût global estimé à 700 millions FCFA entièrement financé par ADC S.A., avec une exécution exceptionnelle ».
Délivré des griffes du diable. C’est peut-être la meilleure interprétation qu’on puisse faire de l’impact de la visite du Pape sur le retour en grâces de l’aéroport de Bamenda. Restera maintenant à maintenir un trafic normal sur cette plateforme.
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Pour mémoire, l’aéroport avait été fermé en 2020, suite aux tirs essuyés par un avion de la compagnie nationale Camair-Co, lors de son atterrissage le 1er décembre. Le MA60, avec à son bord 19 passagers, avait quand même réussi à se poser, malgré les impacts de balles visibles sur son fuselage.
Resté deux jours sur le tarmac, « Le Mantung », nom de baptême de l’avion, avait ensuite redécollé pour Douala, capitale économique, où il avait été reçu en grande pompe par Louis Georges Njipendi Kuotu, à l’époque Directeur Général. Ce vol fut le dernier vol civil effectué sur cette plateforme.






































