Une taxe carbone imposée aux compagnies de transport aérien dès le 1er janvier 2019

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Avion en plein décollage. Crédit Photo OMPE

Le Cameroun abrite depuis ce mardi, 30 octobre 2018, un atelier sur la pollution au carbone dans le secteur du transport aérien. L’événement organisé par l’Autorité de l’Aéronautique Civile et l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) dans l’enceinte de l’aéroport international de Douala, vise à plancher sur le nouveau système de compensation des émissions de carbone pour l’aviation civile. Un système qui rentre en vigueur dès le 1er janvier 2019.

« Nous allons commencer à mettre en place le nouveau système de compensation des émissions de carbone pour l’aviation. L’aviation est le premier secteur industriel au monde à mettre quelque chose en place pour lutter contre le changement climatique. L’aviation doit prendre sa part dans la lutte contre le changement climatique. C’est pour cette raison que nous sommes fiers d’être avec vous, avec l’ensemble des pays présents ici qui veulent s’impliquer dans la lutte contre le changement climatique, lié au transport aérien », explique Barra jean Marc, expert de l’OACI

Concrètement, le nouveau mécanisme prévoit qu’à partir de 2019, l’ensemble des pays rapportent sur leur empreinte carbone des émissions faites par les avions au niveau des vols internationaux. Ce qui a permettre d’avoir une référence sur le niveau de carbone émis dans le monde entier. « Après, on aura un engagement pour que ce niveau de carbone reste constant. C’est-à-dire que l’aviation internationale n’augmente pas le niveau des émissions de carbone dans les années à venir », ajoute l’expert.

Si le Cameroun n’est pas considéré comme un gros pollueur, il pourra, selon le nouveau mécanisme, bénéficier des retombées de ce nouveau mécanisme. Selon Akkum Chinanga chef de la Division des transports aériens a la Cameroon civil aviation authority (CCAA), « Il s’agit d’un régime de compensation. Ce sont les exploitants des aéronefs qui vont faire cette compensation. Le Cameroun n’est pas un pays pollueur. Mais les compagnies aériennes, comme Air France, qui transportent vers le Cameroun, et qui polluent, vont faire des compensations envers le Cameroun. Ces compensations peuvent prendre la forme d’un projet d’investissement ».

 

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