Messages à la Nation : Ce que les Chefs d’Etat de la CEMAC ont promis à leurs populations

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Baisse du pouvoir d’achat des populations, carence en infrastructures routières, difficultés de mobilité, désenclavement…au cours de l’année 2022, les Etats de la CEMAC ont tous connu des difficultés quasi-similaires. Difficultés causées par un contexte international tendu, marqué notamment par la double crise sanitaire et du fret maritime, le conflit russo-ukrainien, mais aussi des difficultés propres à chaque pays (transition au Tchad, NoSo au Cameroun, instabilité perpétuelle en RCA, notamment).

Dans le cadre de leur traditionnel message à la Nation, les chefs d’Etat de la CEMAC ont fait des transports élément essentiel de leur stratégie. C’est le cas de Paul BIYA, le Président de la république du Cameroun, qui, dans son message à la Nation, a dressé un bilan élogieux de son programme routier. Marqué « 860 kilomètres de routes et 460 mètres linéaires d’ouvrages d’art ont été construits ou réhabilités ».

Un effort qui sera perpétué en 2023, « avec l’aménagement d’environ 700 kilomètres de route, dont le bitumage de l’axe Ebolowa-Akom II-Kribi, la reprise des travaux de construction des tronçons routiers Mora-Dabanga-Kousseri ; Babadjou-Bamenda et Kumba-Ekondo Titi ».

Ali BONGO ONDIMBA

Comme son compère du Cameroun, Ali BONGO ONDIMBA n’a pas éludé les questions d’infrastructures de transport dans son message du 31 décembre. Mais le Président de la République du Gabon est allé plus loin, sur les questions de mobilité, et l’impact que ses mesures ont eu sur le train de vie des gabonais.

« Sur le plan social, pour contrer l’inflation et protéger en particulier les plus défavorisés, nous avons multiplié les efforts. Des produits, indispensables eux aussi à la vie quotidienne, ont été subventionnés. Et pour d’autres, l’Etat s’est privé d’une trentaine de milliards de recettes et douanières afin d’en contrôler le prix », a-t-il écrit.

Ajoutant que, « dans la même logique, j’ai maintenu la gratuité des transports, dont le coût pour l’Etat est pratiquement de 13 milliards de francs CFA. Cette mesure, vous l’avez plébiscitée. Ainsi, d’avril 2020 à novembre 2022, en moyenne 30.000 personnes chaque jour, parmi lesquelles nos élèves, ont été transportées gratuitement. Tous ces efforts, si colossaux soient- ils, s’imposaient Au nom de la solidarité nationale pour préserver votre pouvoir d’achat et faciliter votre quotidien ».

Pour finir sur le bilan le président s’est appesanti sur les infrastructures routières. « Sur le plan territorial, des grands travaux ont été inities, telle la Transgabonaise qui sera l’une des plus longues routes terrestres d’Afrique. Son impact positif, se fait déjà sentir en bien des endroits », a-t-il annoncé.

Pour 2023, Ali BONGO ONDIMBA va rester sur la même lancée. « Des kilomètres supplémentaires de routes seront construits. Notamment des routes départementales, qui permettront de désenclaver l’intérieur du Gabon. Les aéroports provinciaux, comme celui d’Oyem, vont rouvrir progressivement », a-t-il conclu.

Denis SASSOU GUESSO

Au Congo Brazzaville, Denis SASSOU NGUESSO n’a pas éludé les questions conjoncturelles. Mais pour le Président congolais, les choses devraient changer grâce à la « mobilisation effective de la communauté internationale, pour que notre Initiative lancée lors e la COP 27 en Egypte, à l’effet d’instituer une « Décennie Mondiale de F Afforestation », commence réellement à prendre corps pour la survie de l’humanité ».

Parlant de Mobilisation internationale, Denis SASSOU NGUESSO pense que « le sommet Etats-Unis d’Amérique-Afrique, qui vient de se tenir à Washington il y’a quelques jours, nous a permis de préciser notre ferme engagement de construire, pour notre pays et au-moins le reste de l’Afrique, une usine de fabrication d’engrais et de fertilisants grâce à nos gisements de phosphate, de potasse et de gaz, disponibles dans un rayon de moins de 5 kilomètres du port en eau profonde de la ville de Pointe-Noire, au bord de l’Océan Atlantique ».

MAHAMAT Idriss DEBY

Pour le Tchad, Mahamat IDRISS DEBY compte d’abord sur les tchadiens pour remonter la pente. « Nous allons continuer à actionner tous les leviers de notre économie en vue de réduire le taux de chômage à travers la création des emplois décents », a-t-il déclaré.

Les différentes Zones Economiques Spéciales qui sont créées vont concourir à cela. Ceci passera également par « la relance des travaux des chantiers en arrêt depuis très longtemps qui contribuent déjà à cette volonté d’offrir l’emploi aux jeunes tchadiens ».

Parallèlement aux efforts dans le domaine de l’énergie, Mahamat IDRISS DEBY a annoncé la « relance des projets de construction routière en arrêt et (le démarrage Ndlr.) d’autres projets qui assureront la mobilité à nos populations laborieuses qui peinent à écouler les produits de leurs durs labeurs ».

Ainsi, clarifie le Chef de l’Etat tchadien, « la priorité sera donnée aux routes qui interconnectent nos régions pour faciliter et développer les échanges internes. De même, les projets de liaison routière avec les pays voisins vont également être poursuivis. Le Tchad étant un pays enclavé, notre développement passe essentiellement par le développement de notre réseau routier ».

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