Automobile : Le journaliste Benjamin ZEBAZE met sur le marché un nouveau tricycle

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Benjamin ZEBAZE dans sa mini-usine de montage de tricycles

Journaliste réputé pour sa grande gueule et ses positions critiques envers le régime en place, Benjamin ZEBAZE a, depuis cinq ans déjà, décidé de passer de la parole à l’acte. Dans un pays fortement désenclavé, où des populations vivant dans les zones rurales rencontrent des difficultés à se déplacer, le Directeur de Publication propose une solution. Un tricycle assemblé dans son domicile, qu’il promet d’être moins cher et plus solide que ceux importés de chine notamment.

« Je me suis lancé dans la construction de ces engins pour montrer, d’une part que les Camerounais ne sont pas moins intelligents que les autres ; d’autre part qu’aucun pays ne peut assurer sa survie économique sans industrie », explique-t-il. Cette survie économique, selon lui, dépend de la capacité qu’ont les camerounais à « produire ce qu’ils consomment, et à consommer ce qu’ils produisent », pour reprendre une célèbre phrase du Président de la République.

« Observez notre balance commerciale. Combien dépensons-nous pour importer des motos, des tricycles, des voitures, du blé, du maïs, du riz, des poissons congelés plus ou moins frais, de la friperie… ? Cette balance commerciale montre clairement que nous détruisons des emplois dans notre pays pour en créer à l’étranger. Ce n’est pas tenable », s’indigne-t-il.

Ancien imprimeur, celui qui veut aujourd’hui imprimer sa marque de pionnier dans la construction automobile sait que le chemin reste parsemé d’embuches. Le peu de kilomètres déjà parcourus dans le projet de mise sur le marché d’un tricycle lui a déjà donné l’occasion de mesurer l’ampleur.

« Lorsque j’ai publié les vidéos de mon premier tricycle, un dirigeant du RDPC m’a envoyé ce mot in box : “nous n’accepterons jamais que vos trottinettes circulent dans ce pays”. Ce qu’il oublie, c’est qu’à partir de mon village, on peut entretenir des relations commerciales avec le Nigéria, le Tchad, la Centrafrique, le Gabon, la Guinée Equatoriale… Sait-il, par exemple, que mon village Bafou est l’un des premiers fournisseurs de pommes de terre au Gabon ? Nous ne pouvons pas laisser notre pays s’effondrer ainsi ; nous devons penser à l’avenir de nos enfants ; avenir qui passe par l’industrie ».

Pour l’instant, le prix des tricycles n’est pas connu. Le constructeur, qui n’a pas encore inscrit une marque à ses engins attend d’avoir terminé avec les procédures administratives. Il a déjà, heureusement, pu livrer les deux premiers spécimens sortis de son usine. Deux tricycles acquis par le groupe KADJI, propriétaire de la deuxième industrie brassicole du pays.

« Hier (24 février 2023), j’ai livré le premier exemplaire que la solide équipe technique de la société UCB est en train d’examiner dans tous les sens. Face au soutien d’une si grande entreprise, un mot vaut mieux qu’un long discours : merci », conclut-il.

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