Grève des transporteurs : Le gouvernement demande 30 jours pour « trouver des solutions » aux tracasseries routières

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Réunion de crise transporteurs routiers. Crédit Photo: ministère du Commerce

Le gouvernement vient à nouveau d’éviter « de justesse » une crise sociale dans le secteur des transports routiers. En effet, après le mot d’ordre de grève lancé par des organisations professionnelles des transports, trois ministres ont rencontré, ce dimanche, 09 juin, les représentants desdites organisations.

Objectif : apporter des réponses aux six points inscrits dans le mot d’ordre de grève. A savoir : la suppression des frais d’escorte des camions en direction de la RCA ; la mise en application de la Lettre de voiture obligatoire (LVO) ; la suppression du transport pour compte propre ; les tracasseries routières ; l’élaboration d’un contrat type de transport des produits pétroliers ; et la suppression de la taxe à l’essieu demandée par la plateforme.

Parmi les solutions apportées, les membres du gouvernement se sont engagés, « dans un délai de 30 jours, à trouver des solutions idoines aux préoccupations soulevées. Des concertations spécifiques seront organisées à cet effet avec l’ensemble des parties prenantes », peut-on lire dans le communiqué final signé ce 09 juin.

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Cette, bien qu’elle est permis de lever le mot d’ordre de grève, maintient une épée de Damoclès sur la tête du gouvernement. En effet, selon un récent rapport du ministère des Relations Extérieures, il existe plus de 58 postes de contrôle sur les corridors camerounais.

L’étude menée à la suite d’une mission effectuée auprès des transporteurs et des autorités tchadiennes (du 12 au 19 janvier 2019), par l’administration dirigée par Lejeune Mbella Mbella cite également un chapelet de blocages à la « fluidité » du transport des marchandises sur les corridors camerounais.

« Il a été relevé un certain nombre d’observation faisant état des sévices corporels que subissent les transporteurs tchadiens en terre camerounaises ; le montant excessif de l’accès au port ainsi que la pose de sabots sur les camions de manière intempestive », écrit le Minex.

Et ce n’est pas tout. Le rapport cite aussi « les retards observés pour la pose des GPS ; les amendes pour le passage hors délai au « check-point » de Yassa ; les amendes pour stationnement prolongé … ».

 

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